Des souvenirs plein la tête… Notre deuxième ligne Tom Staniforth revient sur ses dernières semaines et son expérience avec le XV de France.
Tu as rejoint le Groupe France et tu as participé à toutes les semaines de préparation du tournoi des 6 Nations. Peux-tu nous raconter cette expérience ?
Le début, c’était vraiment cool. C’était magnifique de rencontrer tous les joueurs et de découvrir Marcoussis pour la première fois. Tout le monde a été très sympa avec moi, j’ai été super bien accueilli. Je ne dirais pas que j’étais timide, ça ne me ressemble pas (rires), mais plutôt respectueux de l’environnement, des joueurs et de l’équipe.
Marcoussis, c’est un endroit ultra professionnel, avec toutes les facilités. Tout est mis à disposition des joueurs pour travailler dans les meilleures conditions : musculation, rendez-vous, entraînements individuels, collectifs, réunions… tout est structuré.
Ce qui m’a vraiment marqué, c’est l’intensité, vraiment « waouh ». La vitesse surtout, c’était énorme. On est vraiment dans le très haut niveau, et ça m’a impressionné…
Comment s’est passée la vie de groupe ?
C’était super. J’ai eu partagé ma chambre avec plusieurs joueurs, comme Alexandre Roumat, Temo Matiu ou encore Ugo Seunes.
C’est aussi ça le rugby : rencontrer de nouveaux mecs, échanger sur nos vies, nos parcours. Chacun a son histoire, et c’est hyper enrichissant. Il y a aussi un peu de chambrage, des petites blagues… la vie quotidienne d’un groupe, ça fait partie de l’ADN du rugby.
Comment s’organisait ton rythme entre club et sélection ?
Je partais le dimanche soir pour revenir le mercredi. Il y avait de l’avion, les entraînements avec l’équipe de France… C’est un vrai privilège. Tu bosses à fond, mais tu profites aussi à fond de l’expérience.
Qu’est-ce que tu retiens de cette aventure ?
Ça donne envie de revenir plus fort, de progresser encore, d’élever mon niveau. Partager ces moments-là, c’était vraiment cool. À 31 ans, j’ai conscience d’avoir de la chance de vivre ça.
Tu as aussi vécu un grand moment personnel avec la naissance de ton troisième enfant…
Oui, le vendredi 6 mars. L’accouchement s’est très bien passé. Ça agrandit la famille, on est maintenant cinq.
Ma femme a été incroyable, vraiment très forte. Et puis c’est spécial aussi : tous nos enfants sont nés à Castres, ce sont de vrais Castrais !

Crédit photo : France Rugby – Julien Poupart