Après une semaine intense avec le groupe des Bleuets au Festival des 6 Nations U18, Timéo Gillouin-Lemaire est de retour à Castres et se prépare à reprendre la compétition avec nos Crabos dès ce week-end face au RC Toulon.
Pour l’occasion, il revient sur son expérience avec l’équipe nationale et se projette sur le gros rendez-vous qui attend nos Olympiens.
Peux-tu nous parler du Festival des 6 Nations et revenir sur les trois matchs que tu as joués ?
On a joué trois matchs en une semaine. On a commencé par une victoire contre la Géorgie, où nous étions titulaires tous les deux avec Marius Audemar-Ghion (joueur du CDF également appelé à participer à ce festival). Ensuite, contre le Pays de Galles, Marius a débuté titulaire, je suis entré au bout de 20 minutes, et on s’est imposés 31-33. Et pour finir, on a affronté l’Irlande en étant titulaires, et en remportant la rencontre (43-29). Cette dernière journée était incroyable. Il y avait à peu près 5 000 personnes venues nous voir jouer, avec une ambiance de fou, donc c’était vraiment un beau moment à vivre.
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Qu’est-ce que ce festival t’a apporté ?
Déjà sur le plan sportif, ça donne encore plus envie de progresser. On voit qu’en équipe de France il y a beaucoup de concurrence, et le fait de se mesurer aux meilleurs des autres nations, ça nous pousse à élever notre niveau. Et puis sur le plan humain, on a la chance d’avoir un très bon groupe, avec que des bons mecs, donc ça permet de créer des liens et de profiter tous ensemble.
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Avec le CO, il y a eu une pause de plus d’un mois sans jouer. Comment le groupe des Crabos s’est préparé pour la reprise ce week-end ?
Il y en a beaucoup qui sont en double licence, donc ça leur a permis d’avoir pas mal de temps de jeu malgré tout. Et puis cette semaine, on a fait une opposition avec le groupe Espoirs. On continue de bien s’entraîner, avec un bon état d’esprit et beaucoup d’envie de rejouer pour voir où on en est après cette pause.
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Le début des play-offs est très serré, avec des équipes quasiment à égalité. Est-ce que ça ajoute de la pression ?
On sait que chaque match, on doit le jouer comme une finale. C’est très serré, et on a déjà grillé notre joker contre Clermont, donc on n’a plus le droit à l’erreur. Après, je ne dirais pas forcément qu’il y a de la pression, mais plutôt que nous sommes conscients de l’enjeu.
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Vous retrouvez la maison ce week-end, ça change quelque chose pour vous de jouer au Rey ?
Oui, je pense que ça compte beaucoup pour toute l’équipe. Surtout pour cette génération 2008, parce que depuis les années cadets, on est invaincus à domicile. Donc oui, c’est une vraie force supplémentaire pour nous.
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Que peux-tu nous dire de l’adversaire du week-end, le RC Toulon ?
On sait que c’est une grosse équipe, qui a gagné à domicile contre Clermont alors que nous, on a perdu là-bas. Ils ont de très bons joueurs, dont un qui a participé avec nous au Festival des 6 Nations, donc on s’attend vraiment à un gros match.
