Actuels 3èmes de leur poule, nos Cadets A, déjà qualifiés pour les play-offs, se déplacent ce week-end à Perpignan, qui devance nos Bleu et Blanc d’un point au classement. Avant cette confrontation, Pascale GUGGIA, entraîneur des Cadets A, nous raconte en détail ce début de saison, l’état d’esprit du groupe et ce qui les attend.
Avant de débuter cette nouvelle saison, pouvez-vous nous dresser un bilan de la première partie de saison ?
On a débuté, on va dire, « doucement », dans le sens où stratégiquement on était un peu trop joueurs. On s’affolait un peu et on jouait tous les ballons, et ça nous ça nous a porté préjudice face à des équipes de notre niveau, où on prenait trop de points sur des contres ou des pénalités.
En début de saison, on prenait aux alentours de 15 à 20 pénalités par match, ce qui est beaucoup trop. Mais aujourd’hui, on a bien évolué sur ça. Contre Montpellier déjà, on était à moins de 12 pénalités, donc c’est une bonne chose et ça nous permet de garder l’avantage sur le match.
Après, sur le niveau défensif, je sais qu’à un moment on était la meilleure défense. On prend peu d’essais, donc on continue de travailler de la même manière sur la défense.
Quel est l’état d’esprit du groupe à ce retour de vacances ?
C’est un bon groupe. Ce qui manquait un petit peu, et c’est souvent la différence entre les premières et deuxièmes années, c’est le fait de rester concentré en permanence. C’est aussi pour ça qu’on a pris pas mal de pénalités.
Mais le groupe s’entend bien, ne lâche rien. Quand on prenait un essai, c’était plus de l’affolement que de la déconcentration, on se demandait pourquoi on prenait l’essai. Je pense que c’est surtout parce que nos joueurs ont envie de bien faire.
Là-dessus, on a beaucoup travaillé et changé notre état d’esprit pour ne pas sortir du match après un essai encaissé. Je dirais qu’on avait déjà un bon état d’esprit, et maintenant on en a un très bon.
Le prochain adversaire, Perpignan, est juste devant nous au classement. Cela met-il une pression supplémentaire sur l’équipe ?
Pas du tout. Je pense que les joueurs veulent surtout prouver qu’on peut faire de bonnes choses. Mais nous, déjà, on ne leur a pas mis la pression dans le sens où on est qualifiés, donc c’est une bonne chose.
Et puis on va jouer chez eux, donc c’est plutôt eux qui ont la pression. Nous, on y va, et c’est surtout un test pour valider notre victoire contre Montpellier, qui n’avait pas perdu un match.
Que pouvez-vous nous dire sur l’adversaire du week-end ?
L’USAP, c’est toujours très combatif. Ils sont rudes, et même parfois à la limite, donc il faudra que nos joueurs se concentrent sur leur jeu et pas sur les remarques que les joueurs de l’USAP peuvent faire.
Ils ont de bons joueurs, il n’y a pas vraiment d’endroit où ils sont faibles. Par contre, je pense qu’avec de la patience, si on fait ce qu’il faut et que l’on concède moins de pénalités, il y a moyen de faire un résultat.
Selon les différents scénarios envisageables, qu’est-ce qui attend nos Cadets A après cette phase de poules ?
On est déjà qualifiés pour la suite, donc après ces phases de poules, ce seront les play-offs qui débuteront début mars.
On sait que les play-offs sont très difficiles. On n’a pas trop le droit à l’erreur, il ne faut pas rater un match et le niveau monte. Cette année, il y a eu des moments où on a pu se « reposer » un petit peu face à des équipes de bas de tableau.
Là, la moindre erreur stratégique fera très mal. Donc c’est difficile, mais très bien pour eux, ça leur apprendra à être réguliers.