1 mois, 1 bénévole : portrait de Christine

Brève

Publié le jeudi 31 décembre 2020

3ème épisode de la série « 1 mois 1 bénévole » ! Aujourd’hui c’est au tour de Christine Lapeyre de nous parler de son histoire avec son club de cœur. Passée par presque tous les rôles au sein du club, elle nous raconte l’évolution du CO au fil des années, son engagement de bénévole et sa vie de femme et de maman de joueur.

Comment vous avez découvert le rugby et le CO ?

J’ai toujours été dans le rugby. On regardait les matchs avec mes 3 frères et mon père quand j’étais plus jeune. A 18 ans, je jouais avec la première équipe féminine du CO. On s’entrainait en même temps que les espoirs du CO, puis un jour un n°6, un certain Roger Lapeyre, m’a dit que ma position en mêlée n’allait pas. Ça fait plus de 35 ans qu’on se supporte maintenant ! Le rugby, c’est une grande partie de ma vie de famille, avec mon mari et mon fils Benjamin qui a joué 14 ans en pro. Il a bouclé la boucle au CO l’an dernier en y terminant sa carrière.

Quel était votre métier ?

J’étais institutrice à l’école de Roulandou. J’ai repris récemment le bénévolat, puisque je suis à la retraite.

Depuis combien de temps êtes-vous bénévole ?

Je suis bénévole au CO depuis que j’ai 25 ans. J’ai d’abord voulu suivre mes fils (Benjamin et Jean-Baptiste) qui ont joué au CO jusqu’en Espoirs.

Justement quelle est votre rôle maintenant ?

Maintenant je m’occupe de la gestion des équipements des jeunes et éducateurs de l’école de rugby, de l’Association et je donne aussi un coup de main pour les Pros.

Quelles ont été vos différents rôles au sein du CO ?

J’ai été speakerine au stade avec André Barbara juste avant François Galibert et Jacques Breda, dans les années 90. Je me suis ensuite occupée des plus jeunes, en étant éducatrice à l’école de rugby pour suivre mes enfants. Quand ils étaient en Espoirs, je suis passée du côté de l’administratif car je ne pouvais plus suivre à ce niveau-là ! J’ai aussi filé un coup de main au Comité du Tarn pour le suivi scolaire. J’ai pu voir évoluer des joueurs comme Baptiste Delaporte, Mathieu Babillot, Marc-Antoine Rallier ou Julien Caminati.

En tant que speakerine, quels étaient les noms les plus durs à prononcer ?

Les noms géorgiens, ce n’était pas évident ! (rires)

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre rôle de bénévole au CO ?

J’aime bien être avec les jeunes, on passe de bons moments et j’ai toujours eu un rôle de “maman” avec eux. L’équipe pro c’est bien, mais les jeunes c’est vraiment super. J’ai gardé des liens forts avec plein de jeunes. Il y en a qui sont devenus papas maintenant et ils m’appellent pour me le dire. Ça me fait drôle car ce sont pour moi encore des petits garçons.

Après, quand j’étais au micro, je vivais le match à fond, c’était des sensations assez incroyables. Vous savez, à l’époque, on était dans une cabine qui surplombait le stade et on sentait toutes les vibrations des supporters qui tapaient du pied. Parfois, on avait même un peu peur (rires)!

Votre mari (Roger Lapeyre) et votre fils (Benjamin Lapeyre) ont joué en équipe première au CO. Comment regarde t-on un match quand c’est un proche qui est sur le terrain ?

J’ai joué au rugby, je connais un peu. Je n’ai jamais craint pour mon mari quand il jouait. Je m’inquiétais plus pour Benjamin, pas pour les blessures mais plus pour la pression liée à l’enjeu. Il a joué dans des clubs comme le Racing 92 ou le RC Toulon, avec une obligation de résultat qui est très pesante sur les joueurs et c’était dur à gérer. C’est quelque chose que l’on n’avait pas à l’époque de Roger. J’en avais même du mal à regarder les matchs à la télévision, parfois. Mais comme pour toutes les grandes passions, ce sport m’a apporté les plus grandes joies et les plus grandes déceptions. Mais quand même beaucoup de plaisir !

Votre plus beau moment vécu avec le CO en tant que supportrice ? Et le plus beau en tant que bénévole ?

Je vais peut-être en fâcher quelques-uns mais pour moi, c’est la finale 1989, pas la finale de 2013. C’est vraiment l’acte fondateur du nouveau CO et on l’oublie trop. Le club, en décembre, était au plus mal juste avant l’arrivée des Laboratoires Pierre Fabre.

En tant que bénévole, ce sont les matchs qu’on a gagné avec mes équipes jeunes au Stade Toulousain, en cadets et en juniors. Je me rappelle qu’ils nous prenaient un peu de haut et que c’était un réel plaisir de gagner chez eux (rires). Et je rajouterai, en tant que maman, que l’un de mes meilleurs souvenirs est de voir mon fils Benjamin en tenue du CO l’an dernier, après une carrière très mouvementée. C’était un moment très émouvant pour nous deux !

Vous avez un chouchou dans l’effectif actuel et des années passées ?

Ce n’est pas évident d’en citer un, il y a tellement eu de bons mecs. Mais de manière générale, j’ai toujours préféré les avants. Mais si je dois n’en citer qu’un, je dirais Francis Rui, quand même. Dans l’effectif actuel, je ne pourrai pas en citer un, mais ce qui est certain, c’est que j’aime les joueurs de caractère !