1 mois, 1 bénévole : Michel Ouchet

Brève

Publié le lundi 08 février 2021

Tous les mois, nous mettons en avant un de nos bénévoles. Pour ce 4ème épisode, place à Michel Ouchet, président de l’Amicale des supporters du CO.

Bonjour Michel, comment avez-vous découvert le rugby et le CO ?

J’étais tout petit. Je suis natif de Tours, mon père me prenait chaque dimanche au stade à Tours. Les premiers contacts étaient l’odeur de la cacahuète car pour m’occuper durant les matchs, mon père m’en achetait tous les dimanches.  Après des affectations professionnelles, je suis arrivé à Castres en 1985, mes fils ont pratiqué le rugby, notamment un des deux a joué avec des anciens (tels que Toussaint…). Puis de fil en aiguille, je suis devenu Président de l’amicale depuis 1999 maintenant.

En dehors du CO, quel métier effectuez-vous ?

Pour faire simple, je suis fonctionnaire de justice, je travaille au tribunal de Castres.

Quel est votre rôle au sein du club

Je suis donc le Président de l’Amicale des supporters qui est associée financièrement au club, nous sommes en lien étroit. Je m’occupe de gérer toutes les buvettes du CO, nous sommes une équipe de bénévoles que j’en profite pour remercier car ils œuvrent chaque année et sont passionnés par ce club. Nous organisions également avec les autres associations et le club les déplacements.

Si vous deviez analyser cette première moitié de la saison de l’équipe, que diriez-vous ?

Ca a été un début de saison tumultueux, une saison pleine d’interrogations et de craintes avec tout ce qui se passe avec ce virus. Principalement avec le rugby qui est un sport de contact. Pour le CO, à l’instant où l’on remet les choses en place, on voit un bon état d’esprit. Être capable de gagner deux matchs à 14 est une force mentale et démontre un superbe état d’esprit à travers un investissement amical, physique, mental et bien entendu du professionnalisme.

Comment vivez-vous cette période de la covid19 en tant que supporters du CO et président de l’Amicale des supporters ?

Pour nous, c’est catastrophique, nous n’avons plus accès au stade. Nous rentrons dans une situation ou l’on fait tout sur Facebook ou à distance. Nous apprécions beaucoup ce que fait le club avec les interviews de joueurs, avec les visios, cela nous permet de pas être totalement écartés. Les barrières sanitaires nous écartent complétement depuis un an à présent. Nous sommes continuellement en attente, sans en voir le bout du tunnel. En attendant tous les supporters sont à vide d’applaudissements, mais nous sommes remplis de joie lorsque l’on gagne des matchs extraordinaires comme à Lyon. Cela rend de la fierté aux supporters et nous donne envie de s’investir et de participer à notre façon à la vie du club et de continuer de créer des liens entre nous les supporters et le club.

Comment avez-vous vu évoluer le club au fil des années passées parmi nous ?

D’abord, il y a 20 ans nous n’étions pas des professionnels, le club a une structure beaucoup plus imposante et professionnelle. C’est un développement intéressant et intelligent de la part du CO.

Qu’est-ce que représente le club pour vous ?

Un état d’esprit, c’est viscéral, il y a un grand attachement qui nous unit. Une véritable passion parce que l’on a tous touché le ballon ovale et l’on récent ce qu’ils peuvent ressentir sur le terrain. On se connait tous, bons nombres d’entraineurs, joueurs sont passées par le club, on partage beaucoup de choses et l’on compatie. C’est un véritable lien fort entre nous et le club.

C’est également une grande fierté de voir des joueurs grandir au fil des saisons dans le club. Je pense notamment à Antoine Dupont que nous avons vu évoluer au club et le voir désormais parmi les tops joueurs mondiaux est un réel sentiment de joie.

Actuellement il est impossible pour vous d’organiser des déplacements, de retrouver les stades, est ce que vous vous êtes repensé dans vos rôles et missions au sein du club ?

C’est sûr que c’est très difficile pour nous de ne pas pouvoir effectuer les déplacements, nous essayions de rester connecter et lier aux joueurs via les réseaux sociaux. Nous sommes dans une attente continuelle depuis maintenant 1 an sans pouvoir organiser des déplacements et encourager comme l’on souhaiterait les nôtres au stade Pierre Fabre

Si vous aviez un souvenir d’un déplacement à l’extérieur à nous raconter, lequel serait-il ?

Un souvenir c’est compliqué de choisir mais je dirais en premier le quart de finale 2018 à Toulouse, il y avait une osmose entre supporters et joueurs dans les gradins d’Ernest Wallon lors de ce ¼ de final prodigieux. Cela nous a conduit au titre, ce match nous a permit de grandir et nous avons gagné le Racing en demi et le MHR en finale qui était l’équipe qui roulé sur le championnat durant la phase régulière. A Toulouse, on se prend un carton rouge mais l’envie était extraordinaire avec un public castrais qui enthousiasmer Ernest Wallon. L’ambiance était juste merveilleuse.

Un autre match qui m’a ému était en 2015 lorsque nous avions battu Brive à Castres, ce match là nous a sauvé de la descente en Pro D2 ou j’avais ressenti une immense joie comparative à un bouclier de Brennus ; lorsque l’on apprend que mathématiquement nous sommes sauvés de la relégation.

Votre plus grand rêve pour le club serait… ?

Tout d’abord que l’on puisse finir une saison convenablement à notre place sans interrogation comme nous avons actuellement et que bien entendu le club retrouve sa place. A castres même si l’on n’a pas le budget de certains clubs du TOP 14, nous avons de fortes valeurs ancrées qui nous permettent d’être le club que nous sommes depuis toutes ces années.