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Fred et Joe reviennent sur la saison 2017/2018 !

Actualités

Publié le mercredi 13 juin 2018

En fin de semaine dernière, avec un peu de recul, nos entraineurs Frédéric Charrier et Joe El Abd sont revenus sur une saison atypique et couronnée d’un titre de champion de France.

Fred, Joe, pouvez-vous nous dresser un bilan de cette saison 2017-2018 ?

Fred : Bilan très positif bien-sûr ! Nous n’avons pas eu les résultats escomptés en début de saison. Nous avons pris un peu de retard par rapport à d’autres concurrents. C’était difficile pour nous de suivre la cadence de certaines formations, comme Lyon, Pau ou la Rochelle qui ont bien démarré cette saison. Mais nous avons ensuite eu une belle série de 7 matchs sans défaite. Ça nous a permis de bien nous replacer, et malgré un début 2018 en dent de scie, entre des performances décevantes et de belles performances, notre qualification à l’arrachée nous a permis de réaliser les phases finales que l’on connaît !

En parlant de Brennus, un petit mot sur le retour à Castres avec ce bouclier ?

Joe: C’était fantastique ! Tout le monde a parlé de ça, mais vivre ce moment était tout simplement incroyable. Ce fut inoubliable pour tout le monde, dès notre arrivée à l’aéroport, il y avait beaucoup d’émotion et on l’a ressenti dès la descente de l’avion.

Le match gagné à la Rochelle a-t-il été un déclic ?

Fred : C’est vrai, même si tout au long de la saison, c’est très long, c’est un long marathon. Quand on est auteur d’une contre-performance, on peut toujours se rattraper. Pour le match de la Rochelle, si nous faisions l’impasse, nous aurions manqué de cartouche par la suite et certainement laissé passer notre chance. On était un peu dos au mur et l’équipe s’est mis en mode phase finale, on a su rester sur cette dynamique jusqu’à la fin de la saison.

Joe : La saison a été longue et parfois compliquée, mais l’équipe a toujours su répondre présent dans les moments cruciaux. Et sur certains matchs à l’extérieur comme Oyonnax, Bordeaux, Clermont et bien-sûr ce match à la Rochelle, qui a été capital pour nous. On a toujours été capable de bien jouer dans le money-time. 

Quel est votre meilleur souvenir des phases finales ?

Joe : La première anecdote pour moi, c’est l’arrivée au Stade Ernest Wallon pour le Barrage à Toulouse. Quand on est sortis du bus, les supporters castrais étaient au moins 2 fois plus que les supporters toulousains et ça, ça nous a donné beaucoup de force.

Fred : A ce moment-là, Rodrigo a eu la bonne idée d’attendre tout le monde à la sortie du bus, on est restés de longues secondes au milieu de cette foule, c’était vraiment un moment très spécial.

Joe : Pour moi, la deuxième histoire à retenir, c’était pendant la finale, on dit qu’une finale se gagne dans le couloir. Nous, le staff, on ne voit pas le couloir puisqu’on est en train de monter dans les tribunes à ce moment-là, mais sur les images on a vu nos joueurs plus que présents rien que dans le regard. On s’était dit qu’on ne baisserait pas les yeux avant eux, et quand tu regardes le replay, je peux citer par exemple Antoine Tichit, Loic Jacquet, et Anthony Jelonch qui ont commencé le combat dès le couloir. Cela a montré notre état d’espri, on a su rentrer dans le match de suite.

Fred : J’ai aussi beaucoup apprécié les mises au vert avec l’équipe, avant chaque match de phase finale, on est parti tous quelques jours avant, et l’ambiance qui régnait était vraiment très sereine. Ce calme enlevait toute pression négative.

Au-delà de ces bons moments tous ensemble, un de mes meilleurs souvenirs c’est lors de la finale et du dernier essai à 4 minutes de la fin on a tous compris qu’on allait être champion, et lors de l’explosion de joie sur le banc, Rory m’a sauté dessus et m’a sifflé juste dans l’oreille. J’ai presque cru avoir le tympan percé tellement il était heureux, alors c’est le meilleur mais peut être aussi mon  pire souvenir de finale (rires).